Texte 6
Selon l’article 795 bis1 du code de
commerce algérien, peut être créé entre deux ou plusieurs personnes physiques des
sociétés en participation destinées à réaliser des opérations de
commerce.
Elle se constitue de la même manière que
n’importe quelles sociétés. Le contrat de constitution peut être écrit signé par chacun des associés.
Comme dans toutes les sociétés, il faut des
apports en numéraire ou en nature, voire en industrie étant entendu que la loi
répute indivis entre les associés La société en participation
n’existe que dans les rapports entre associés et ne se révèle pas aux
tiers. Elle n’a pas la personnalité morale, n’est pas soumise à publicité
et peut être prouvée par tous moyens.
Conformément a l’article 795 bis 4 du code de
commerce, chaque associé contracte avec les tiers en son nom personnel. Il est
seul engagé même au cas où, sans l’accord des autres associés, il révèle leurs
noms aux tiers.
Toutefois, à l’égard des tiers, la doctrine
distinguer deux hypothèses : Soit la société est occulte (elle n’apparaît pas à l’égard des
tiers)
auquel cas le gérant a plus de pouvoir sur des biens qui sont à sa
disposition. Ce pouvoir résulte de ce qu’il agit en son nom personnel.
Les tiers n’ont aucun recours contre lui.
Dans
l’hypothèse où la société
est révélée aux tiers : les tiers (créanciers) auraient un recours direct
non seulement contre le gérant mais également à l’égard de chacun des
associés.
La société créée de fait est une
société qui a fonctionné sans formalités ni volonté affirmée des associés. Elle
se distingue de société de fait qui a été voulue mais dont la
constitution a été entachée de vice qui a entraîné l’annulation.
La société créée de fait est différente
de société de fait.
La société de fait, est également, dénouée de personne morale. C’est une
société qui a existé, qui a été immatriculée mais qui est entachée d’un
vice de constitution entraînant la nullité de la société (pour
l’avenir).
Questions :
Donner un titre au texte?
Traduire les expressions soulignées?
Quel est la nature juridique de la société en
participation ?
Donner les aspects distincts et communs entre société
créée de fait, société de fait, et société en participation ?
Trouver dans le texte l’objet du contrat de société en
participation ?
Texte 5
Société en Nom Collectif est une société
commerciale constituée entre deux ou plusieurs personnes, tenues personnellement
et solidairement de toutes les dettes sociales et auxquelles
sont attribuées des parts d’intérêts qui ne peuvent être cédées qu’avec le
consentement unanime des associés.
Il n’y a pas de capital social minimum. Il peut être constitué d'apports en
numéraire, en industrie ou en nature, et être versé intégralement à la
création. Elle comporte au moins deux associés personne physique ou personne morale . Les associés ont
obligatoirement la qualité de commerçants. Un mineur ne peut donc pas être
associé d’une Société en Nom Collectif (SNC) sauf s’il est émancipé.
Les associés répondent indéfiniment (au-delà de leurs apports) et
solidairement (la totalité peut être demandée à un seul) des dettes sociales à
l’égard des tiers . Cette responsabilité
facilite l’obtention des crédits. Mais il s’agit d’un engagement très
important. Les associés peuvent être poursuivis, sur leur patrimoine , par les créanciers de
la société après une simple mise en demeure infructueuse adressée à celle-ci.
Par ailleurs, le règlement judiciaire de la société est
automatiquement étendu aux associés.
Sauf clause particulière dans les statuts, tous les associés sont gérants.
Les gérants engagent la société par les actes entrant dans l’objet social. Les
décisions dépassant les pouvoirs des gérants sont prises à l’unanimité,
sauf stipulation statutaire différente. Les parts sociales ne sont cessibles
qu’à l’unanimité. La société est dissoute par le décès d’un associé,
sauf si les statuts prévoient expressément sa continuation (par exemple avec
les seuls associés survivants).
Questions :
Donner un titre
au texte.
Traduire les
termes soulignés dans le texte.
Expliquer les
expressions en gras dans le texte.
Selon le texte qui assure la gérance de la société ?
cours (Sociétes des capitaux et sociétes de personnes)
cours (nature juridique de la société de commerce)
Texte 4
La société est créée par un
contrat (le « contrat de société » ou « statuts ») dans lequel
les associés échangent leur consentement.
Les personnes (physiques ou
morales) s’associent en faisant des apports, en exprimant leur volonté
individuelle pour participer à un projet commun (affectio societatis) en
vue de partager le bénéfice ou l’économie qui en résultera. Ces personnes
s’engagent aussi à participer aux pertes qui peuvent survenir à l’occasion de
la mise en œuvre de leur projet (c’est-à-dire les dettes de la
société).
La société est instituée et
fonctionne selon des règles fixées par la loi ; dans ce sens, elle est aussi une
institution qui dépasse les personnes qui ont conclu le contrat de société.
La jurisprudence retient souvent
la présence de ces deux éléments lorsqu’elle doit trancher des litiges pour
déterminer les droits et obligations des associés par rapport à la société
elle-même.
La loi distingue deux types de
personnes morales dans la vie des affaires :
– les sociétés : commerciales
(sociétés de personnes, sociétés à responsabilité limitée, sociétés de
capitaux), civiles ;
–
les autres groupements : groupements d’intérêt économique, associations.
Expertise foucher
Question ;
1- Donner un titre au texte.
2- Explique et traduit les expressions soulignées.
3- D’après l’auteur, est ce que la société est une
institution ?
Texte 3
La société commerciale ; Personne ou contrat !,
il faut chercher les règles qui ont pour objet les sociétés de
commerce dans le Code civil, lequel fixe les conditions
d'existence et les effets des différents contrats. Le chapitre III du Titre
VII (art. 416 à 449) de ce code s'applique. Aux sociétés de commerce dans
les points qui n'ont rien de contraire aux lois et aux usages du commerce
(art. 449). Cela doit être entendu avec mesure : il existe entre la
société civile et les sociétés commerciales des différences organiques,
s'attaquant aux éléments fondamentaux du contrat :on s'en rendra compte plus
tard. Le code de commerce consacre aux sociétés commerciales chapitre
préliminaire De son livre V (art. 544 à 550).
La société commerciale est une personne, une
personne collective qu'on oppose à la personne physique. C'est ainsi que le
commerce s'exerce tantôt individuellement, tantôt en société.
Mais la société doit être envisagée encore sous un autre aspect, non comme
personne, mais comme contrat.
La société représente une espèce très importante,
il est vrai, (dans un genre plus large). Ce genre comprend toutes les
associations, II y a association, chaque fois que des hommes
réunissent leurs efforts ou leurs ressources, en vue d'obtenir un but qu'ils
désirent en commun.
D'après cette définition, nécessairement vague, il y a
des associations qui constituent des sociétés, mais on en trouve d'autres qui
présentent un caractère différent. Toutefois on s'est habitué plutôt à mettre
en opposition l'association et la société, suivant une distinction qui ne
laisse pas que d'avoir un très grand intérêt, lorsqu'il s'agit de savoir si tel
groupement a le pouvoir de contracter ou de plaider, à qui appartiennent ses
biens,…etc.
D’après l'art. 416 C. Civ. ; « la société est un
contrat par lequel deux ou plusieurs personnes physiques ou
morales conviennent à contribuer à une activité commune,
par la prestation d’apports en industrie, en nature ou en numéraire
dans le but de partager le bénéfice qui pourra en
résulter, de réaliser, une économie ou, encore, de viser un
objectif économique d’intérêt commun. Ils supportent les pertes
qui pourraient en résulter ». Au contraire, l'association est la
convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun, d'une
façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que
de partager des bénéfices. Les deux définitions se correspondent et
se complètent. Il ne peut y avoir société sans mise en commun d'apports «dans
le but de partager le bénéfice qui pourra en résulter».
La société est considérée comme personne morale une fois
les formalités de publicité prescrites par la loi, sont accomplie
(art.417.).
Code civil
Code de commerce
J. PERCEROU, TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE
DE DROIT COMMERCIAL.
Question ;
1- Donner un titre au texte.
2- traduire les expressions soulignées.
3- Expliquer les expressions en caractère gras.
Le Fonds de commerce
Principaux termes et leurs explications
Le fonds de commerce (المحل التجاري) est composé d'un ensemble d'éléments
concourant à constituer une unité économique dont l'objet est de nature
commerciale comprenant des éléments corporels, tel que le matériel, les
marchandises et les équipements, et des éléments incorporels, tels que la clientèle,
le droit au bail et le nom commercial. Le fonds de commerce est un "meuble incorporel" au sens juridique du terme.
Un nom commercial (الاسم التجاري), est le nom sous lequel l’activité du commerçant
sera connue du public (dénomination sociale)
Une enseigne (العنوان التجاري), qui est le signe
visible permettant d’identifier et de localiser géographiquement un
établissement. L’enseigne est le signe apposé sur la façade de l’établissement.
Clientèle (العملاء) Ensemble des personnes qui achètent régulièrement des services ou des
choses dans un établissement commercial.
L’achalandage. (
الزبائن) Le mot "achalandage" vient du mot "chaland". En
général Il désigne l'ensemble des clients d'un
fonds de commerce dont il constitue un des éléments essentiels à
caractériser son existence. Cependant l'achalandage désignerait l'ensemble des
personnes qui sans être tenues par un contrat de services ou
d'approvisionnement s'adressent d'une manière occasionnelle à un commerçant.
Indemnité d'éviction (التعويض الاستحقاقي): est une
compensation que le bailleur doit verser au commerçant locataire des locaux, lorsque
le bailleur refuse le renouvellement du bail.
Pour assurer aux commerçants qui louent des
locaux indispensables à leur activité et pour assurer la stabilité leur
permettant notamment d'exposer les marchandises qu'ils destinent à leur
commerce, la Loi leur a conféré, sous certaines conditions, un droit au
renouvellement du bail des locaux dans lesquels fonctionne leur entreprise. A
cette fin, lorsque le bailleur refuse le renouvellement du bail, il doit verser
au locataire sortant une compensation dite "indemnité d'éviction". Voir :
https://www.dictionnaire-juridique.com/definition/indemnite-d-eviction.php